Hautpoul : les blouses délicates upcyclées avec le pyjama de mamie

Donnez-lui une chemise de nuit ringarde, elle en fera une blouse légère et féminine. Gallianne est la créatrice de la toute jeune marque Hautpoul. Un jour, en chinant quelques pièces dans une friperie à côté de chez elle, elle les voit : des chemises de nuit, alignées sur toute une rangée. Celles que mettaient nos grands-mères avant d’aller au lit, longues jusqu’en dessous des chevilles. N’importe qui serait passé devant l’air amusé, mais Gallianne les observe… « Et si je les transformais en petit haut ? » Pour elle d’abord, mais l’idée fait son chemin : elle aimerait partager ses petites trouvailles upcyclées et monter son entreprise…

Du pyjama vieillot au petit haut tendance

Chez Hautpoul, j’aime l’idée de seconde main retravaillée. Une façon de consommer plus responsable sans avoir à affronter les friperies. Si beaucoup aiment leurs ambiances en mode cavernes d’Ali Baba, j’avoue avoir encore du mal. J’aimerais vraiment m’y mettre, mais mon cerveau fait directement l’équation : montagnes de vêtements + farfouiller des heures sans rien trouver = reste chez toi, y’ a une série sympa sur Netflix. Mais ce que propose Gallianne m’a beaucoup plu. C’est elle qui déniche pour nous la petite pièce sympa, qui pimpe le pyjama de mamie pour en faire une blouse comme neuve et finalement diablement tendance et féminine. « J’aime l’idée que ce soient de vieilles chemises de nuit qui manquent totalement de sexyness, mais qu’en les retravaillant je leur donne une nouvelle vie pour que ce soient de petites nanas stylées qui les achètent. » m’explique-t-elle. Chiner n’a pourtant pas toujours été son truc. C’est lors de ses études à Berlin, le temple de la frip’, qu’elle a le déclic. Elle découvre alors qu’elle a le don de repérer le potentiel des pièces les plus boudées. « Je pense que c’est un petit truc que j’ai, le pouvoir d’imaginer et de me projeter en voyant un vêtement. Tu vois, ma mère dirait « ah non mais c’est horrible ! », moi je vais me dire si je fais ça, que je transforme comme ça, ça pourrait faire quelque chose de vraiment cool », s’amuse-t-elle.

 Sexy, subtile… et confort comme une chemise de nuit !

« Hautpoul, ce sont des vêtements upcyclés et féminins. Des pièces transparentes, pastel, des matières douces et légères. Sexy, mais subtile. » Oui, mais pas seulement. « J’ai envie que celles qui portent mes vêtements se sentent jolies mais aussi à l’aise. Et ça tombe bien puisque mes hauts, les nanas dormaient dedans à la base, ils sont donc super conforts ! J’aime leur côté pratique, on peut vraiment vivre dedans. C’était un critère très important pour moi surtout que je fais beaucoup de vélo, j’aime me sentir bien dans mes vêtements. » L’autre avantage : ses modèles sont uniques, aucun risque de croiser cette nana dans ton open space qui porte le même (mais forcément moins bien… non ?!).

Si le concept lui est venu assez vite, le nom de la marque, lui, a été une vraie galère à trouver. Elle aurait aimé appeler sa marque Matin, évoquant la douceur du matin, son amour pour ce moment de la journée et bien sûr, ses chemises de nuit. Pas de chance, le nom était déjà pris. Après avoir retourné et retourné les idées dans sa tête, sa sœur lui glisse l’idée : Hautpoul, le nom de sa rue, où tout a commencé. Là où elle travaille ses blouses, là où se trouve la fameuse friperie. Un nom à la sonorité qu’elle aime beaucoup, comme une référence à ses « hauts ». Une façon aussi de valoriser son quartier, le 19ème arrondissement, qu’elle adore et qu’elle met en scène à travers les premières photos de sa marque.

La touche écolo

Le choix de la seconde main est loin d’être un hasard… Sensibilisée à l’écologie depuis très jeune, Gallianne a revu peu à peu tout son mode de vie. De l’alimentation à la mode, elle essaie au quotidien de consommer plus responsable. Pas question, donc, que sa marque n’échappe à la règle. En attendant de pouvoir créer elle-même des vêtements made in France et eco-friendly, elle offre une nouvelle vie aux vieux vêtements pour contrer la surproduction. « Ces chemises de nuit, il n’y a que moi qui les achète, donc pas de gaspillage ! », me dit-elle en rigolant, avant d’ajouter « La mode responsable, c’est consommer mieux, mais aussi consommer moins. Avec ma marque, je veux suivre ce principe. Si tout est vendu et qu’il n’y a plus de stock, il me faudra le temps de faire d’autres modèles, ce qui pourra prendre plusieurs semaines. Je n’ai pas envie que ce soit un flot continu. Pour le moment je dois avoir 20 pièces, j’ai envie que les gens prennent le temps de les regarder. Et de mon côté, j’ai envie de prendre le temps de les faire. » On comprend bien cette contrainte de temps, surtout qu’elle a un travail à côté. Une marque responsable, oui, mais elle ne veut pas qu’Hautpoul reste uniquement dans ce discours. Son but, attirer d’abord par ses modèles, et amener le côté écolo ensuite comme un bonus. « J’aimerais bien que ma marque soit considérée avant tout comme des jolis hauts, comme des petits chemisiers uniques. » 

Comment on commande ?

Parce qu’Hautpoul en est encore à ses premiers pas, la marque n’a pas encore de site. Direction son compte Insta pour voir les premiers modèles et contacter Gallianne si vous craquez pour l’un de ses petits modèles.

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